samedi 10 juillet 2010

La lune écrit-elle lorsqu'elle quitte le ciel?

Une rame de papier ministre du bureau de son père était posée devant elle, la lampe de bureau déversait sa réconfortante flaque jaune, elle avait son stylo en main. La troupe impeccable des animaux de ferme alignés sur le rebord de fenêtre et les poupées, collet monté, en équilibre dans les diverses pièces de leur demeure en coupe, attendaient le bijou de sa première phrase. En ce moment précis, l’urgence d’écrire était plus forte que toute notion préalable de ce qu’elle allait écrire. Son désir, c’était de se perdre dans le déroulement d’une idée irrésistible, en voir le fil noir se dévider en crissant du bout de sa plume et s’enrouler en mots.

Extraits de Expiation, de Ian McEwan, traduit de l’anglais par Guillemette Belleteste.





La lune consigne-t-elle les réflexions que lui inspirent ses visions nocturnes?
Et que peut-elle bien voir de tout là-haut?
La nuit, une multitude d'idées me trottent dans la tête… l'obscurité, le calme sont à la fois apaisant et angoissant. Le silence repose et, contrairement au silence diurne qui met mal à l'aise, est confortable, normal… ou fascinant!
La nuit, je me demande ce que les chauves-souris perçoivent, ce que les chats entendent, si la terre sur laquelle piétinent les renard est encore tiède de la journée ou fraîche et humide de rosée …ce que reniflent les tanukis…

…

Hey Madame la Lune, attend! Ne t'en va pas encore! Reste encore un moment, quelques minutes…

lundi 5 juillet 2010

Notions de géographie générale


La géographie est l'image du temps présent et écoulé… Une illustration physique, politique, historique, esthétique et poétique…

Les couleurs des cartes, leurs symboles, les mots qui s'y accrochent sont beaux, fascinants…








Oscar Wilde, dans Le portrait de Dorian Gray dit ceci : "Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires."

lundi 28 juin 2010

"réflexion"…

Un homme qui avait passé sa vie à imaginer des verrous et des serrures devait avoir le sens de l’intimité.

Ian McEwan, Expiation.











jeudi 24 juin 2010

"Carnet de sommeils"






Sur les pages de mon carnet de sommeils sont inscrits des dizaines de partenaires… Gais, banaux, humoristiques, intelligents, sinistres, joueurs, dangereux, joviaux, ridicules, routiniers, originaux, bout-en-train, malsains, philosophes, macabres, cultivés, horribles, divertissants, insensés, intéressants, épuisants…
Mon carnet est rempli avec diversité!
…Une diversité qui me préserve de l'ennui!
…d'un insipide ennui qui pourrait faire de ces nuits un quelconque relâchement.
Tracé à l'encre sympathique, il contient, dans l'ordre, le nom des compagnons qui se sont proposés ou imposés pour animer mes nuits…

ballade enflammée…



Connaissez-vous cette désagréable impression, après avoir mangé quelque chose au goût désagréable, que votre langue en est imprégné à jamais et qu'il ne se dissipera jamais…
Vous êtes en plus au restaurant et ne pouvez vous permettre de laisser apparaître le moindre rictus de désappointement ou de déception. Vous vous forcez à sourire, buvez un grand verre d'eau, avalez de la mie de pain. Mais ça ne passe pas! Vous excusant, vous vous dirigez rapidement vers les toilettes et vous vous y rincez la bouche, frottez votre langue avec la pulpe de votre index, tentez un gargarisme… Rien à faire, c'est un véritable supplice! En plus cela vous arrive au dessert, bien évidemment, et vous avez horreur du café…

"Je prendrais bien une tisane finalement!"

On vous apporte un breuvage fumant et odorant. Il parfume de menthe vos narines et attise l'espoir d'une délivrance proche. Vous avalez une grosse gorgée de l'infusion… Evidemment elle est bouillante! Vous recrachez tout dans votre tasse en éclaboussant bien entendu généreusement la nappe dans un accompagnement sonore postillonnant digne de ce nom!


Le goût écœurant s'est effacé…


vendredi 18 juin 2010

deuxième épisode d'insomnies…

Rien de tel qu'un début laborieux… un début décousu tel le récit de quelqu'un impatient de raconter un truc extraordinaire qui vient juste de lui tomber dessus! Tout sort par n'importe quel bout, les éléments reviennent en vrac sans réel ordre, sans chronologie… Seule règle de débit : les associations d'idées… Les mots peinent à nous faire rentrer dans l'intrigue, nous devons faire mille contorsions d'esprit pour réussir à lier certaines choses, à tracer les épisodes d'une manière logique ou du moins plausible. On se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener, on cherche, on devient nerveux… et puis à un moment non prévisible, la confusion se dissipe, tout commence à s'éclairer, se dévoiler ! Le récit nous a alors pris dans ses filets ; tout le chaos revient, s'ordonne et on ne peut plus se détacher du livre…








Avec la nuit, c'est différent. Sur ce terrain de rêve-ci, je préfère le calme, la modération d'effets…

samedi 12 juin 2010

petit essai avant définitif…

Je pose mes gribouillis dans un petit carnet qu'une fois fini je range au-dessus d'une petite bibliothèque murale… Une fois là-haut, il y reste et attend d'être surmonté d'un autre… De ma hauteur, je ne vois pas cette petite pyramide. En fait, je ne la vois que lorsque, un petit carnet terminé, je monte sur une chaise pour l'y ajouter.

Je sais qu'ils sont là…

Je viens d'en terminer un – carnet, j'entends – il y a quelque temps et je ne l'avais pas encore remisé avec les autres… En le feuilletant, j'ai retrouvé ce dessin que j'avais fait pour un ami nommé Benoit…
Saviez-vous que ce prénom signifie plein de choses?
benoît, benoîte, c'est béni, saint, bienheureux, mais c'est aussi dévot ou niais … comblé, satisfait, calme, tranquille!