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vendredi 6 juin 2014

Gibbeuse croissante, n°1.




– l'alinéa correspond à un changement de temps, de lieu, 
de sensation, d'humeur, etc., ressenti comme tel dans le rêve;
– l'emploi de l'italique, qui ne peut être qu'exceptionnel, 
signale un élément du rêve particulièrement marquant;
– la plus ou moins grande épaisseur des blancs entre
 les paragraphes voudrait correspondre à la plus ou moins grande 
importance de passages oubliés, ou indéchiffrables au réveil;
– le signe // signale une omission volontaire.
Georges Perec, La boutique obscure.


vendredi 7 mars 2014

sage*… – comme une image (insomnie n°59)



* Qui a la capacité de  comprendre et de juger justement les choses…



samedi 10 août 2013

"sens dessus-dessous"…



[suite d'une réflexion sur le plomb]
Laisse l'emploi des mots t'enseigner leur signification.
Wittgenstein, Recherches philosophiques




jeudi 19 avril 2012

on a des étoiles dans les yeux… mais encore?



..., d'un bleu argenté, changeant en violet ; le mouton , d'un vert doré pâle, quelquefois bleuâtre ; le lion , le chat , l' ours , le dauphin , l'ont d'un jaune doré pâle ; le chien , le loup et le blaireau , d'un blanc pur, bordé de bleu. On nomme cette partie colorée de la ruischienne le tapis . Elle n'occupe pas tout le fond de l'oeil, mais seulement un côté, celui dans lequel le nerf optique ne...
Georges CUVIER, Leçons d'anatomie comparée







1. Petit mammifère omnivore de la famille des Mustélidés, aux griffes robustes, de mœurs nocturnes. Le blaireau est classé parmi les bêtes puantes. 2. Brosse en poils de blaireau dont se servent les peintres et les doreurs. 3. Gros pinceau à manche court, originellement en poils de blaireau, avec lequel on fait mousser le savon sur le visage avant de se raser.



lundi 2 août 2010

Chats de gouttière…

Question de témoignage…


Etre témoin de quelque chose est un fait étrange. Le souvenir est ténu à un point difficilement imaginable. Et le doute peut facilement perturber, troubler l'image que l'on en garde.

La sincérité implique-t-elle l'exactitude?







L'autre soir, au détour d'un chemin, j'ai vu un chat en train de démêler de la laine pour en faire une pelote. Etonné et craignant d'interrompre l'ouvrage quelque peu curieux de cet animal, je me suis rapidement et discrètement éclipsé, feignant de n'avoir rien vu.

Il était noir aux reflets violacés!
…ou bien était-il roux, mais avec l'ombre des feuillages…




ou bien peut-être…


En tout cas il n'était pas blanc, ça j'en suis sûr!







samedi 10 juillet 2010

La lune écrit-elle lorsqu'elle quitte le ciel?

Une rame de papier ministre du bureau de son père était posée devant elle, la lampe de bureau déversait sa réconfortante flaque jaune, elle avait son stylo en main. La troupe impeccable des animaux de ferme alignés sur le rebord de fenêtre et les poupées, collet monté, en équilibre dans les diverses pièces de leur demeure en coupe, attendaient le bijou de sa première phrase. En ce moment précis, l’urgence d’écrire était plus forte que toute notion préalable de ce qu’elle allait écrire. Son désir, c’était de se perdre dans le déroulement d’une idée irrésistible, en voir le fil noir se dévider en crissant du bout de sa plume et s’enrouler en mots.

Extraits de Expiation, de Ian McEwan, traduit de l’anglais par Guillemette Belleteste.





La lune consigne-t-elle les réflexions que lui inspirent ses visions nocturnes?
Et que peut-elle bien voir de tout là-haut?
La nuit, une multitude d'idées me trottent dans la tête… l'obscurité, le calme sont à la fois apaisant et angoissant. Le silence repose et, contrairement au silence diurne qui met mal à l'aise, est confortable, normal… ou fascinant!
La nuit, je me demande ce que les chauves-souris perçoivent, ce que les chats entendent, si la terre sur laquelle piétinent les renard est encore tiède de la journée ou fraîche et humide de rosée …ce que reniflent les tanukis…

…

Hey Madame la Lune, attend! Ne t'en va pas encore! Reste encore un moment, quelques minutes…

lundi 5 juillet 2010

Notions de géographie générale


La géographie est l'image du temps présent et écoulé… Une illustration physique, politique, historique, esthétique et poétique…

Les couleurs des cartes, leurs symboles, les mots qui s'y accrochent sont beaux, fascinants…








Oscar Wilde, dans Le portrait de Dorian Gray dit ceci : "Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires."

jeudi 24 juin 2010

"Carnet de sommeils"






Sur les pages de mon carnet de sommeils sont inscrits des dizaines de partenaires… Gais, banaux, humoristiques, intelligents, sinistres, joueurs, dangereux, joviaux, ridicules, routiniers, originaux, bout-en-train, malsains, philosophes, macabres, cultivés, horribles, divertissants, insensés, intéressants, épuisants…
Mon carnet est rempli avec diversité!
…Une diversité qui me préserve de l'ennui!
…d'un insipide ennui qui pourrait faire de ces nuits un quelconque relâchement.
Tracé à l'encre sympathique, il contient, dans l'ordre, le nom des compagnons qui se sont proposés ou imposés pour animer mes nuits…

vendredi 18 juin 2010

deuxième épisode d'insomnies…

Rien de tel qu'un début laborieux… un début décousu tel le récit de quelqu'un impatient de raconter un truc extraordinaire qui vient juste de lui tomber dessus! Tout sort par n'importe quel bout, les éléments reviennent en vrac sans réel ordre, sans chronologie… Seule règle de débit : les associations d'idées… Les mots peinent à nous faire rentrer dans l'intrigue, nous devons faire mille contorsions d'esprit pour réussir à lier certaines choses, à tracer les épisodes d'une manière logique ou du moins plausible. On se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener, on cherche, on devient nerveux… et puis à un moment non prévisible, la confusion se dissipe, tout commence à s'éclairer, se dévoiler ! Le récit nous a alors pris dans ses filets ; tout le chaos revient, s'ordonne et on ne peut plus se détacher du livre…








Avec la nuit, c'est différent. Sur ce terrain de rêve-ci, je préfère le calme, la modération d'effets…

jeudi 22 avril 2010

vide(s)

…le vide est-il blanc ou noir?

vide : absence, trou, insignifiance, néant, inutilité, vent…

L'absence serait plutôt blanche…
Ce qui est sûr, c'est que le trou, lui, est noir!
…l'absence… le défaut de présence. Etat de celui dont la disparition prolongée rend l'existence incertaine… grosso modo, ce qui n'est pas, n'existe pas est blanc.
…le trou… une ouverture, une cavité, une lacune : un manque de matière, une disparition de quelque chose ; bref ce qui a été, fut est noir.

On peut peut-être évoquer également la question de synthèse des couleurs… Celle-ci peut être additive (blanc) ou soustractive (noir)…
Ce qui conforte une idée d'incidence du temps dans le vide, le rien…

…mais alors, le trois fois rien?












samedi 10 avril 2010

animaux nocturnes…

Au moment où les rêves ont pris le pouvoir sur l'espace et le temps, ils sortent…
………
Presque invisibles, ils se fondent dans l'ombre, dans une réalité presque effacée… Attentifs au moindre reflet égaré, aux sons les plus infimes perdus dans le silence, au moindre changement de vent, courant, frôlement d'air, au moindre soupir, plus infime soupir enchevêtré dans l'obscurité, ils errent…
Lorsqu'un voyageur, par mégarde englouti dans ce temps, se manifeste, ils se dissipent, s'évaporent, disparaissent… Beaucoup pensent que ce sont des créatures timides, qu'ils craignent d'être démasqués, découverts (déplumés, dépecés, écaillés)… mais la réalité est toute autre! hé hé hé…



dimanche 14 février 2010

la nuit tous les chats sont gris… et le mien ronfle!

La question de savoir si je préfère l'insomnie aux cauchemars…
Eh bien je sèche!
Est-ce que je préfère ne pas pouvoir fermer l'œil de la nuit – ce qui est une torture, il faut le dire – ou alors "dormir" de mes deux yeux d'un sommeil où le réveil, l'ouverture, l'éclosion brusque est une libération!







mardi 24 février 2009

"time"… (chronophobie)

Rien de plus agaçant que le tic-tac d'une horloge, d'un réveil, d'une montre… je ne peux supporter ce bruit! Petit, je me levais la nuit pour arrêter les aiguilles du coucou qui était dans le salon, à l'étage en dessous…
Aujourd'hui, cet objet exaspérant a été remisé à la cave… sans doute trop vieux, peut-être érodé, fatigué, élimé, rendu vétuste à force d'usage? …à cause de mes "interventions" nocturnes?


…Le silence – celui du vide, le silence vraiment vide du rien, de l'absence – est déjà angoissant! Mais ajoutez lui le tic-tac du temps… c'est insoutenable! À faire frétiller, frémir, friser, sursauter, tressauter, pâlir n'importe quelle moustache, sourcil ou poil d'oreille!