lundi 30 octobre 2017

(comète)



(pourtant, en l'observant… 
il y voit… une comète dans une boule à neige,
le souvenir d'une visite, rencontre, d'un voyage,
une petite chose tantôt éphémère tantôt périodique,
quelque chose qui secoue, que l'on secoue, ou qui se secoue
un phénomène  vaporeux, bleu, une apparition momentanée)


samedi 28 octobre 2017

comète





Ça ressemble étrangement à une île au milieu d'un océan vide, 
un point perdu au milieu d'un rien, d'un désert nu.

C'est une terre changeante dont on ne connaît l'échelle temporelle, 
un monde au relief évoluant, aux volumes, creux, plus ou moins prononcés, 
qui a grossi, 
est apparu d'un coup, 
et s'estompe, petit-à-petit, s'efface, pour ne laisser plus que l'eau…
un espace sans repère.

C'est un monde aux couleurs variables, variantes, se transformant avec le temps.
Dont les teintes évoluent, se métamorphosent selon les saisons, des saisons… 
Né d'un hiver dur et sombre ou plutôt d'un début de printemps bien froid… 
à moins que ce ne soit d'une fin d'été ardent cherchant le froid pour s'y fondre,
puis s'évanouir dans le vert-jaune des bourgeons ou à la fin de l'été suivant pointant vers l'automne.
À moins que ce ne soit selon son histoire, les ères qui la modèlent, les circonstances, l'objet qui l'a provoqué…
Mais il est sans doute absurde de tenter une quelconque comparaison, la peau n'a rien d'un océan, le corps rien d'un monde ni d'un astre.





vendredi 20 octobre 2017

marque d'impatience



On dit qu’« il faut du temps », qu’« avec le temps ça s’adoucit », 
et qu’« il devrait être habitué », 
« ce n’est pourtant pas son premier ».


Il entend depuis longtemps : « il est peut-être temps maintenant ».
Pas de souci, méprise, il le sait et il en a assez d’attendre que ce temps passe 
ou que ce temps vienne.




…c’est tout de même ridicule après tant de temps.






mardi 17 octobre 2017