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mardi 7 avril 2020

[…] … il parait qu'après la pluie vient le beau temps… et qu'il n'y a pas de fumée sans feu.




Ce ne sont pas les éléments qui déterminent l'ensemble,
mais l'ensemble qui détermine les éléments…
Georges Perec





lundi 13 janvier 2020

noirs & blanc…


"…je peignais des arbres d'hiver, les branches dénudées. Je peignais aussi à l'encre noire les ornières des voitures dans la neige, ça créait du blanc extrêmement blanc, l'éclat de la neige." Pierre Soulages




mercredi 8 janvier 2020

[noir] & blanc


…le langage ici est trop loin du visible.





mardi 27 août 2019

"éphémère"… (ou pas)

"les enfants blessés sont contraints à la merveille…"




dès qu'on fait un récit, on donne sens à nos souffrances, 
on comprend, longtemps après, comment on a pu changer un malheur en merveille, 
car tout homme blessé est contraint à la métamorphose.
B. Cyrulnick



jeudi 22 août 2019

…saisir de "l'extérieur"


…il met à distance en intégrant sa dimension phénoménologique et pragmatique.
Il restitue […] dans le continuum d'un spectre plus large 
et attire l'attention de part et d'autre de la limite  […]

mots choisis




mardi 16 juillet 2019

… (infiltré)




  • Filtre
  • Dispositif à travers lequel on fait passer un fluide pour retenir des corps et des substances solides qu'il contient. 
  • ♦ [P. anal. de fonction] Dispositif arrêtant certaines ondes (lumineuse, sonore, électrique ou électro-magnétiques).
  • − Au fig. [Avec un compl. du nom désignant la pensée ou un aspect de la pensée] Ce qui retient certaines idées, certains faits.
  • Dispositif au travers duquel on fait passer une chose pour la purifier, en retenir des corps et des substances perturbateurs… en séparer certains éléments.
  • Dispositif au travers duquel on fait passer des choses pour en retenir certains corps et substances.
  • Dispositif au travers duquel on fait passer des choses pour en séparer certains éléments.
  • Dispositif arrêtant certaines choses.
  • Dispositif permettant de purifier certaines choses.
  • Dispositif permettant de décrypter certaines choses/certains éléments brouillés

  • Filtrer
  • I. Faire passer à travers un dispositif arrêtant certaines choses.
  • Littér. Laisser passer à travers une chose qui fait obstacle.
  • Laisser passer faiblement.
  • Rare, littér. [Le suj. désigne une source lumineuse, le compl. d'obj. une lumière] Laisser émaner. 
  • − Au fig. Soumettre à un contrôle, à un tri pour ne laisser passer que certaines personnes ou certaines choses.
  • II.− Emploi intrans.
  • A.− [Le suj. désigne un fluide ou les substances et corps solides qu'il contient] Passer à travers un corps poreux, un dispositif qui retient les corps solides.
  • − P. ext. [Le suj. désigne un fluide] Passer lentement à travers une matière perméable, un interstice. 
  • B.− P. anal.
  • 1. [Le suj. désigne des ondes] Passer faiblement par un/des interstice(s), un corps qui constitue un obstacle, un écran.
  • 2. P. ext. [Le suj. désigne des soldats] Progresser difficilement par petits groupes. Synon. plus cour. s'infiltrer.
  • C.− Au fig. [Le suj. désigne une chose abstr.] Devenir apparent, connu, malgré les obstacles. 
  • − En partic. [Le suj. désigne une nouvelle confidentielle]

samedi 13 juillet 2019

… (infiltrés – 01 & 02)

[mémoire, souvenirs]



 



Je savais que le bien comme le mal est affaire de routine, que le temporaire se prolonge, 
que l'extérieur s'infiltre au-dedans, et que le masque, à la longue, devient visage.
Marguerite Yourcenar, Mémoire d’Hadrien

mercredi 10 juillet 2019

(infiltrés)…




Avec les êtres vivants, il semble que la nature s’essaie à la facilité. 
La vie distille et filtre.
Gaston Bachelard



samedi 17 novembre 2018

…séduire* (air bag fig.03)

(fig. 01, fig. 02 et fig. 03 
– poche ou sac gulaire chez le marabout)




verbe transitif
attirer de manière irrésistible


jeudi 15 novembre 2018

…séduire*

(fig. 01 & fig. 02)





verbe transitif
convaincre en mettant en œuvre tous les moyens de plaire



verbe transitif
plaire, toucher, persuader






lundi 7 mai 2018

Arsène Blanc




Depuis quelques temps, il exprime des intérieurs. 
Il dessine des pièces. Il représente leurs murs, leurs portes, leurs fenêtres, des couloirs, des escaliers, s’attarde aux meubles, mobilier, peintures et papiers peints, aux « décorations », aux objets, aux tableaux, aux bibelots, aux éléments qui habitent ces lieux.
Il se dit parfois qu’il les présente seulement, car c’est la première fois qu’il les fait visiter, qu’il laisse quelqu’un y pénétrer, s’y introduire.

Quand il y réfléchit, il trouve cela étrange, absurde… 

…
Eh ça y est ! Il perçoit bien qu’un « je » est là, qu’il est apparu dans cet intérieur. Il voit cette idée, cette question d’extrait poindre… 
Poindre ou pointer ?

Selon le dictionnaire, poindre signifierait piquer ; provoquer une souffrance physique aigüe ; blesser violemment, provoquer une souffrance morale aigüe ; apparaître sous forme de pointe, apparaître, se faire jour. Pointer serait, selon qu’il soit transitif ou intransitif,  donner des coups de pointe d’une arme blanche ; planter, enfoncer dans ; marquer d’un point ; soumettre à un contrôle ; faire saillie, avancer en pointe ; monter en flèche ; (se) dresser ; (se) diriger vers ; désigner ; orienter vers.

Les deux conviendraient. Pointer irait peut-être mieux avec l’idée d’une construction. Poindre évoquerait un dévoilement.


***


Il voudrait s’extraire, s’effacer de son imaginaire, de ses images. 
Comment faire qu’il n’y ait qu’un jeu, juste, « simplement » une fiction ? Comment écrire, décrire une construction complètement étrangère à lui, autre que lui ?

Du fait qu’il inscrive « il », il voudrait, souhaiterait son absence. Il se dit aussi que peut-être en passant au « elle », ce serait plus flagrant… mais peut-être trop. Un neutre serait mieux. Mais il n’en existe pas (en français ; devrait-il changer de langue ?). 
Pourquoi pas un « on », « on » est assez neutre et même indéterminé en nombre. Mais « on » semble porter une inclusion possible…

Il reste donc au « il ». 
Mais dès lors qu’il écrit, dit « il », il pose un regard, son regard, et donc sa présence.
Il faudrait donc peut-être passer par un « je » fictif, un je-construction,  je-composition, la prise d’un rôle, pour pouvoir s’absenter, mieux disparaître. Par le « je » imaginaire, l’être créé est un « autre » sous l’apparence, les traits de soi. Un autre, avec quelque chose de soi, un double, un mélange, un hybride. Un « je » construit à partir du « je » réel, inventeur, et d’un « autre » imaginaire-imaginé ; un « je » voulu, désiré, construit, modelé, composé, réfléchi, adéquat, joué, activé.


Pourtant, pour le lecteur, ce « je » semble contenir une ambiguïté qui impliquerait plus l’auteur qu’un « il »…


***



Arsène Blanc écrit presque toujours à la troisième personne. Il écrit sous un pseudonyme ; Arsène n’est pas son prénom, ni Cléo, Cassandre, Élie, Bela, Lysandre ou Louison. Arsène Blanc n'existe pas.
 (vraiment)



mercredi 18 avril 2018

la 4e dimension (dernier épisode) *paysage 01






Il quitte la ville en regardant dans son rétroviseur le nom d'une agglomération que l'on aperçoit à l'envers: LAMRON. Sur l'écran, les rues qui, à l'instant, s'éloignent dans son dos, nous font face. Nous voyons ce qu'Usher voit: un monde à l'envers qui s'éloigne lentement, un monde qui est l'endroit où il vit, habite, fait ses courses, achète l'édition du matin, mange et dors. C'est la première scène, et dès le premier plan, on comprend que le destin de cet homme, roulant seul au volant de sa voiture, tient le volant à sa place.
Pierre Cendors, Vie Posthume d'Edward Markham



vendredi 6 avril 2018

la 4e dimension… (dernier épisode) *paysage 03






"À quel point du temps, dit Serling, à quel jour, à quelle heure d'une existence, un homme se retrouve-t-il brusquement face à lui-même? Face à sa destinée? Face à une heure où, pourtant, rien d'important ne se passe - une heure normale, quelconque, d'un trajet ordinaire sur la route de tous les jours -, mais où, tout dans l'esprit de cet homme, est sur le point soudain de basculer?
Si personne ne peut le dire avec certitude, une chose est sûre: une telle heure se prépare depuis longtemps pour quelques-uns, depuis l'enfance, et prend des années, la moitié d'une vie, à mûrir avant de sonner. Cette heure est venue pour Damon Usher, 46 ans, célibataire, un homme qui, sans le savoir, vient à cette seconde de franchir une frontière invisible au volant de sa voiture, celle de la Quatrième Dimension."
Pierre Cendors, Vie posthume d'Edward Markham



mercredi 4 avril 2018

la 4e dimension (dernier épisode) – *paysage 02






"On dit que les premières années de l'enfance […], sont les plus importantes, celles qui déterminent le reste de l'existence. On dit sans doute vrai, mais on ne vous dit pas pourquoi c'était important. Ce n'était pas d'être un enfant qui était important dans mon enfance, c'était autre chose. Je ne sais plus ce que c'était. […] 
J'aimais ce qui était silencieux, ce qui ne parlait pas. Les arbres, la neige, la pluie, le vent. Je crois que c'était ça le plus important. Un monde qui ne parlait pas. Un monde d'avant la parole. Un monde sans le bruit de l'homme. Un premier monde. Le monde des commencements, le monde silencieux des premières neiges, de la fonte printanière des lumières, de la fraîcheur tombale des forêts d'été, le monde aux sombres tonales venteuses des nuits d'automne. C'était ça mon premier langage."
Pierre Cendors, Vie posthume d'Edward Markham



vendredi 16 février 2018

mercredi 31 janvier 2018

lecture…





La lecture des œuvres littéraires nous oblige à un exercice de fidélité et de respect dans la liberté de l'interprétation.
[…] Les œuvres littéraires nous invitent à la liberté de l'interprétation, parce qu'elle nous proposent un discours à niveaux de lecture multiples et nous placent face à l'ambiguïté et du langage et de la vie.
Umberto Eco, "De la littérature".