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vendredi 1 janvier 2021

jeudi 20 août 2020

Le dit du mistral…


C’est l’histoire de mondes si complexes, d’univers si absolus 
que des mots simples comme bonjour ou des phrases longues 
comme le bras ne sauraient les décrire. 
Lorsqu’il essaie de parler, les mots s’étranglent dans sa gorge, 
elle est bien trop petite pour laisser passer tout ce qu’il y aurait à dire. 
Il ressent tout un peu plus, il ressent tout un peu mieux, 
avec une intensité qui parfois lui fait peur. 
Lorsqu’il ferme les yeux, lorsqu’il imagine, les couleurs sont toujours plus vives, 
les sons toujours plus prenants, les odeurs toujours plus enivrantes. 
C’est l’histoire d’une réalité plus vraie. 
Lorsqu’il est avec les autres, le monde est moins intense,
 moins attrayant, comme si on avait mis un voile de coton 
sur tout ce qui l’entourait. Il se sent obligé de composer avec eux, 
de réduire la voilure de son monde pour le faire accoster dans leur port. 
Il flotte encore, mais s’arrime mal, comme deux pièces de Meccano 
qui ne vont pas ensemble. 
Olivier Mac Bouchard




samedi 25 janvier 2020

…vœux de la Terre (année du rat)



"Rat de métal" sonne un peu comme un personnage de conte, un être sombre, malveillant… ou bien un héros "artificiel" à qui la magie, une convergence d'étoiles…, a donné un cœur "humain".
Dans la plupart des histoires, le rat n'est pas vraiment une créature des plus sympathiques et se retrouve souvent malmenée, terrassée, exterminée… 
Dans le champ des sciences, elle est un allier précieux et permet de comprendre des fonctionnements, une évolution et de trouver une explication tangible, logique (prouvée ou éprouvée), parfois un antidote…

E. Theodor se disait qu'au final, l'important c'est que ces histoires, sous le pinceau de Disney, finissent toujours bien !


lundi 20 janvier 2020

…vœux sur la lune


Quand au printemps la lune est claire, peu de noisettes espère ;
 si la lune est trouble, la noisette redouble.



vendredi 17 janvier 2020

Rien ne sert de rien, cependant tout arrive…



On ne meurt pas d'un trou à son pantalon, sauf si l'on est scaphandrier.
Henri de Toulouse-Lautrec


jeudi 29 août 2019

crainte de l'effondrement…






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…"le moi organise des défenses contre l'effondrement de sa propre organisation :
c'est l'organisation du moi qui est menacée".
Cette organisation défensive serait liée à une "agonie primitive", 
une agonie proprement "impensable" qui conduirait à la faillite de la résidence dans le corps, 
la perte du sens du réel, un sentiment de chute continue…

L'effondrement redouté parce qu'il menacerait toujours d'avoir lieu dans l'avenir, 
a en fait déjà eu lieu dans le passé.

La crainte de l'effondrement de Winnicott 
évoquée par J. B. Pontalis


vendredi 31 mai 2019

…on ne sait où arrêter la profondeur et la dispersion de la lecture…




Quel sens ? Dénoté ? Connoté ? Ce sont des artefacts, je dirai éthiques, puisque le sens dénoté tend à passer pour le sens simple, vrai, et à fonder une loi […], tandis que la connotation permet (c'est son avantage moral) de poser un droit au sens multiple et de libérer la lecture : mais jusqu'où ? À l'infini : il n'y a pas de contrainte structurale à clore la lecture : je puis aussi bien reculer à l'infini les limites du lisible, décider que tout est finalement lisible (si illisible que cela paraisse), mais aussi, à l'inverse, décider qu'au fond de tout texte, si lisible qu'il ait été conçu, il y a, il reste de l'illisible. Le savoir-lire peut être cerné, vérifié à son stade inaugural, mais il devient très vite sans fond, sans règle, sans degrés et sans terme.
Roland Barthes. Bruissement de la langue.

mardi 5 février 2019

lundi 21 janvier 2019

dans les… sur un…


[…petit]




nuage (nu-a-j') s. m.
Amas de vapeurs vésiculaires suspendues dans l'air sous forme de masses blanches, grises, noires … ou roses.
Selon les propos rapportés et témoignages, le nuage rose semble le seul à pouvoir supporter la masse corprelle humaine.



vendredi 2 novembre 2018

On n'aperçoit rien…











Nous ne le voyions plus que de loin et constations sa présence 
ou son absence…


On n'aperçoit rien, si ce n'est peut-être un espace en attente. En réalité, la construction en est depuis longtemps achevée. 
Si l'on gratte cet espace, s'attarde, ouvre des tiroirs, les fouille un peu, pousse quelques portes, écarte les branches des vieux chênes et hêtres, déplace les pierres de certains murs…, on découvre, au-delà de ce lieu innocemment vide, un territoire dont il est difficile de se faire une représentation concrète.


…

Aucun son ne parvient… 


Cela tient peut-être du degré d'immobilité atteint ici, beaucoup de ce que notre œil perçoit a l'air suspendu. 
L’espace paraît trouble, manquer de détails ; le temps est incertain, semble s’être (momentanément) perdu. Le visiteur cherche un sens de lecture à ces paysages… L’œil s’accroche continuellement à ces récits absentés, suit la trace des silences. 

La puissance mystérieuse du silence ne tient-elle pas étrangement du fait qu'il reste invisible  ? On sait qu'il est là, on le ressent, remarque immanquablement, mais on ne le voit pas… C’est exclusivement par son absence de visibilité que l’autre village intrigue. C’est seulement parce qu’il se tient coi que cet espace émeut. Il inquiète, chiffonne… non pas parce qu'il "est là", mais parce que nous croyons en sa présence.

Derrière ces silences, il y a quelque chose.
Un paysage est la configuration physique générale d'une région géographique. Songer à la capacité symbolique contenue dans un lieu invisible à l'œil amène à s'interroger sur sa pertinence, sur sa réalité. Où sommes-nous ? À qui/quoi sert cet espace ? Où, comment et pourquoi naît-il ?


Almanach du chasseur
Gustave Renard






mercredi 12 septembre 2018

Couleurs…


On ne peut pas vivre en étant invisible
Jonas T. Bengtsson – À la recherche de la reine blanche.






Pour nos ancêtres, il n’y avait pas de doute : 
le blanc était une vraie couleur. 
[…]
Michel Pastoureau – Couleurs