mercredi 1 juin 2011

Souvenir d'école…

Le Renard et la Cigogne

de Jean de la Fontaine


Compère le Renard se mit un jour en frais,
et retint à dîner commère la Cigogne.
Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :
Le galant pour toute besogne,
Avait un brouet clair ; il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :
La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la Cigogne le prie.
"Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie. "
A l'heure dite, il courut au logis
De la Cigogne son hôtesse ;
Loua très fort la politesse ;
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.

Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,
Serrant la queue, et portant bas l'oreille.


Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.







mardi 31 mai 2011

Ignorances…



Tout est question de langue…



ignorance spirituelle…






ignorance positive…



Quand un projet tombe à l'eau…






dimanche 8 mai 2011

Ornithologie… suite

Le orange favorise la digestion…
…bleu, couleur spirituelle – couleur froide – incite à la réflexion ; elle est associée à un état de détachement de l'âme, à un mode de vie doux, léger et supérieur…






samedi 7 mai 2011

Ornithologie…




Ornithologie, du grec ancien ορνις [ornis], « oiseau » et λόγος[logos], « connaissance » est la branche de la zoologie qui a pour objet l'étude des oiseaux.
Les oiseaux représentent le plus souvent un pouvoir de liaison avec les divinités dont ils sont parfois les messagers ou les attributs ; de même ils symbolisent l'état supérieur de l'être se rapprochant des sphères spirituelles de l'homme ou les facultés principielles de l'homme que Dieu lui a données.

Dans les contes, on évoque souvent un personnage qui comprend les oiseaux, qui est capable de converser avec eux. Cette familiarité avec la nature et la connaissance qu'elle implique, font généralement référence à la caractéristique héroïque de celui qui, après avoir affronté des figures de mort comme métaphore d'une mère cruelle et incestueuse, est rené dans un nouvel esprit et a accédé au caractère symbolique et spirituel de cette maternité ainsi transformée.
(conf.Encyclopédie des symboles appuyée sur le texte allemand de Hans Biedermann)





…Dans le langage populaire, on renvoie souvent à la légèreté d'esprit – cervelle d'oiseau, tête de linotte.


mercredi 27 avril 2011

à propos d'abandon… quelques petites choses…


abandon, n. m.

Action de rompre le lien qui attachait une personne à une chose ou à une personne. Action de cesser de s'occuper de quelqu'un à qui on était lié par un lien d'affection ou d'obligation. … Action de laisser aller son corps, son cœur, son esprit, etc. à leur pente naturelle. Rem. Une nuance de confiance peut s'ajouter. Il m'a parlé avec abandon.








La capacité à rester seul se construit dans l’enfance ; l’angoisse de séparation est une donnée normale dans le développement de l’enfant. L’enfant comprend par la suite que sa mère, même s’il ne la voit pas, continue d’exister et qu’elle va revenir. En attendant son retour, il se console en pensant à elle.

Le fait de se retrouver seul ravive parfois la douleur de l’absence initiale. L’amour des autres doit alors se faire rappeler physiquement pour y croire. En cas de blues, on ne parvient parfois pas à faire appel aux images intérieures bienveillantes de ces personnes aimées. Le fait rassurant que l’on peut compter l’un pour l’autre, même séparé par les kilomètres, n'a parfois pas pu être intériorisé…

Une relation difficile à la solitude peut être liée à une phobie. La difficulté à se retrouver seul est le résultat visible d’une autre peur qui n’est pas reconnue comme telle : la peur du silence, de l’obscurité, et surtout la peur de soi-même, de se retrouver face à son monde intérieur ! L’autre devient un objet « contraphobique », qui rassure et permet de lutter contre l’angoisse, l’équivalent d’un « anxiolytique » en somme ! En sa présence, on évite de penser à ce qui nous fait peur, à nos désirs, nos craintes, nos fantasmes, etc.