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jeudi 21 mai 2020

(rien)


Dans ces parages, la perspective de quelques instants ne se laisse pas tomber.
Aucun risque que quiconque vienne escalader la nuit.
Il glisserait très vite sur les heures qui suivraient.

Un petit point noir approchait.
Sans le quitter des yeux, il caressait l’idée de partir.
Cependant, il le regarda grossir.

Dans la mesure où il avait à peine eu le temps de se retourner,
on ne le trouvera pas déplacé.
Il était visible que tout près de l’endroit où il se trouvait, 
rien n’avait non plus bougé.






Seul un instant était passé.





Le silence était irréel,
le calme était profondément oppressant,
…le désert était masqué.


(La théorie semblait avérée,
tout décrivait avec détails l’intérieur.)

Il se contenta de les mettre à la porte
et de regarder ailleurs.

Ils restèrent où ils étaient.



Entièrement ceint d’un grand mur blanc,
tout paraissait tout droit en sortir.


— rien ne le surprenait plus.



Il demeura stupéfait d'en avoir caressé l’idée.
Une idée ridicule bien sûr




mardi 5 mai 2020

dimanche 4 novembre 2018

Constatations d'un "usager de l'espace"








On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d'un endroit à un autre, d'un espace à l'autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d'espace. Le problème n'est pas d'inventer l'espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd'hui pour penser notre environnement…), mais de l'interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n'est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d'anesthésie.

Georges Perec




lundi 2 janvier 2017





Lundi l’avait pris dans ses bras, sur ses genoux.
Janvier s’attendait à entendre « Ça fait du bien de te voir ! »





« Je vais partir, ne m’en veux pas »…


jeudi 10 novembre 2016

(absence)


Un jour, …elle s'introduisit brusquement.






mercredi 28 septembre 2016

absence…


la nuit, …invisible, on l'oubliait à demi.







Les absents ont toujours tort de revenir. 
Jules Renard





mercredi 2 décembre 2015

The twilinght zone… n°3



Ombre, double, jumeau, homologue, réplique, doublure, remplaçant…



…il vola tout droit jusqu'à la fenêtre, qui était toujours ouverte pour lui. Mais la fenêtre était fermée et il y avait des barreaux et, à travers eux, il vit sa mère qui dormait paisiblement, les bras enlacés autour d'un autre petit garçon.
James Matthew Barrie, Le petit oiseau blanc




[…il n’y a pas de seconde chance, pas de seconde chance pour la plupart d’entre nous. 
Quand nous atteignons la fenêtre, l’Heure de la Fermeture a sonné. 
Les barreaux en fer sont mis pour la vie.]


mercredi 4 mars 2015

posage de lapin…




L'absence est le plus grand des maux.
Jean de La Fontaine