mercredi 27 avril 2011

à propos d'abandon… quelques petites choses…


abandon, n. m.

Action de rompre le lien qui attachait une personne à une chose ou à une personne. Action de cesser de s'occuper de quelqu'un à qui on était lié par un lien d'affection ou d'obligation. … Action de laisser aller son corps, son cœur, son esprit, etc. à leur pente naturelle. Rem. Une nuance de confiance peut s'ajouter. Il m'a parlé avec abandon.








La capacité à rester seul se construit dans l’enfance ; l’angoisse de séparation est une donnée normale dans le développement de l’enfant. L’enfant comprend par la suite que sa mère, même s’il ne la voit pas, continue d’exister et qu’elle va revenir. En attendant son retour, il se console en pensant à elle.

Le fait de se retrouver seul ravive parfois la douleur de l’absence initiale. L’amour des autres doit alors se faire rappeler physiquement pour y croire. En cas de blues, on ne parvient parfois pas à faire appel aux images intérieures bienveillantes de ces personnes aimées. Le fait rassurant que l’on peut compter l’un pour l’autre, même séparé par les kilomètres, n'a parfois pas pu être intériorisé…

Une relation difficile à la solitude peut être liée à une phobie. La difficulté à se retrouver seul est le résultat visible d’une autre peur qui n’est pas reconnue comme telle : la peur du silence, de l’obscurité, et surtout la peur de soi-même, de se retrouver face à son monde intérieur ! L’autre devient un objet « contraphobique », qui rassure et permet de lutter contre l’angoisse, l’équivalent d’un « anxiolytique » en somme ! En sa présence, on évite de penser à ce qui nous fait peur, à nos désirs, nos craintes, nos fantasmes, etc.


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